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    Le Mal du Grand Frère

    (Extrait de “L’Horizon de Neith”)

    Le nom rayé de l’identité archiancienne de la Mère des temps immémoriaux est la topographie du mal qui ne s’est pas encore déclaré, ou bien la mappemonde des points pathologiques au sein de l’âme universelle – elle est donc le rouleau en langue de feu de Sa propre volonté qui voudrait bien s’arracher au filet de l’universel, s’enfuir de la boîte noire pour s’élancer sans retour vers des espaces de l’indéfini. Le seul qui en ait les clefs, c’est Toth Hermès, mais il n’en est ainsi que du fait que sa “blessure mortelle” (la tache de son âme) a précisément les dimensions de l’espace qu’il lui reste à parcourir pour s’identifier à la substance de sa Mère, ce qui permettrait à celle-ci de mieux se comprendre elle-même. Car cet espace offrant des possibilités se fraie le chemin/s’arrache/s’éclaire, grâce à la disparition de la boussole – forme initiale du savoir que la Mère universelle, surgie du chaos, possédait sur l’orientation spontanée dans le vide. En effet, la seule chose que cette sphère maternelle contenant un potentiel infini puisse sacrifier (étant fluide), c’est-à-dire objectiver, en tant que victime brûlée en sacrifice, c’est l’information sur les tournants jalonnant son chemin à travers l’infini.

    Une formule bien trouvée permettant d’empêcher les abus du contenu de la boîte agit selon le principe que voici: si l’on essaie de l’ouvrir de force, on sacrifie un des éléments renfermés immédiatement applicables dans ce monde (et ce sont, par exemple, les cartes natales d’un territoire bien précis qui, grâce à leur confrontement, assurent le contrôle absolu des éléments pathogènes de ceux-ci), par quoi cette formule est transposée d’une forme achevée, quoique inextricable jusqu’au bout, en une forme extatique ou poétique, qui a pour but la transfiguration alchimique de l’espèce humaine, non pas le contrôle de celle-ci en tant qu’espèce restée privée de transfiguration et réprimée dans son potentiel excessivement créateur.

    C’est Toth Hermès qui fit une tentative, totalement échouée, celle d’entraver le mal en prévoyant l’endroit de son apparition, et cela sur la base de critères surannés, alors que le ciel étoilé avait déjà changé. Aussitôt après, il détruisit la mappemonde du mal, rouleau contenant la volonté maternelle, de peur que, n’ayant pas encore été déchiffrée, elle ne le trahît, précisément lui, comme le seul qui avait une tache parfaitement mesurable au sein de la vieille élite éonique, car, à la vérité, il n’en était pas issu, s’y étant simplement fa

    Donc, la contrefaçon stricte, non-artiste de cette mappemonde, due à Toth-Hermès, s’accomplit automatiquement, par le seul acte d’ouverture de la boîte, essentiellement violent, malgré la possession de la clé. Cependant, c’est Ananké elle-même qui, en tant que Nuit Étoilée, l’avait presciemment excité à tout cela du fait qu’il faisait partie de la vieille élite de l’éon (presque inaccessible au Génie de son tourbillon à elle), en incarnant précisément son impossibilité, non déchiffrée, de se renfermer en elle-même!

    Afin de voiler ce qui était décelé et empêcher en même temps l’éruption du mal inhérent à la nature humaine (sortie de l’état paradisiaque, accompagnée d’incendie – fin de la merveilleuse Lémourie!) – il trancha d’un coup de marteau, en brandissant la clé – la tête/la coupole/la tour/ de la Dame de la Nuit étoilée, pour la transférer aux Enfers, où elle continue à gémir par la substance de ses racines qui annonçaient la vie. Ce faisant, il dissimule soigneusement son côté obscur, tout en mettant en lumière celui des autres – du fait qu’il refuse d’accepter l’existence de ce qui dépasse la mesure de son bien, se transformant en mesure de son mal qui est à la fois celui d’ordre universel.

    La nostalgie d’une jeune fille d’Atlantide

    (Extrait des “Divagations par les contrées des Mères”)

    Le raisonnement torrentiel de la Mère se heurtant brutalement contre une île laissa une profonde empreinte: registre des noms des esprits bannis, parmi lesquels elle-même figurait à la tête, comme transposée par oubli en sa propre fille. C’était celle “qui ne connaît plus sa caste ni son rang,  mais dont le songe encore se souvient…”* (Saint-John Perse).

    Le tourbillon de disparition de la Mère traça des ceintures concentriques de la ville insulaire: dépôts dessinés par le vent autour du noyau de son savoir échappé. Mais, de retour de ses randonnées parmi les étoiles, où le sceau de sa classe subsistait derrière la nébuleuse blanche la plus éloignée, elle fut proscrite, à son tour, les îliens, avec qui sa vie avait été entrelacée, ne l’ayant pas reconnue. Et la présence d’Eros enfant, avec qui elle s’aventurait parmi les fleurs gigantesques, se trouvait remplacée par des statues de jardin.

    Un autre changement terrible s’était produit pendant son absence: le recensement des habitants qui excluait les esprits circulant dans les espaces intermédiaires entre l’île et les mondes éloignés, tant ceux du globe que ceux des parties du ciel étoilé que l’on ne pouvait jamais voir du sol de la Terre /et c’étaient précisément là les sources inéclaircies de l’hétérogénéité de l’île et des îliens, accrues jusqu’au seuil du prodigieux/.

    C’est ainsi que les esprits du revers des Pléiades recherchèrent un autre emplacement pour leurs propres plants de végétaux intelligents et d’étoiles lumineuses: ils trouvèrent d’abord l’Égypte, puis Chypre, Crète et Délos. Et ce ne fut que là qu’eut lieu l’émancipation du genre humain s’affranchissant de la classe d’esprits extraterrestres: de ceux qui avaient descendu, du haut des cieux, les armoiries de l’archiaïeule pour les enfouir dans les profondeurs de la Terre.

    En effet, les graines stellaires, que la Mère avait semées, firent émettre par les plantes leur propre lumière douce et acquérir par certains animaux l’intelligence des étoiles, ce qui leur permit de devenir humains. Ensuite, on vit surgir des édifices de l’aile nocturne de la nature, propres à assurer la vie et l’orientation des insulaires sur la planète et dans le ciel de celle-ci.

    Un instant de silence – au sein de la forêt vierge surabondant de bruits – fut le dernier avertissement conseillant l’abandon de l’île. Seul un petit nombre de ceux qui s’enfuirent à temps – ceux qui n’avaient pas le sentiment de supériorité – furent témoins de l’apparition de l’étoile verte, ce qui éclaircit l’origine de l’espèce insulaire. Et ceux-là furent les seuls qui, comme conduits par elle, devinrent des Hyperboréens. Alors que les îliens naufragés continuèrent à flâner par les mers, comme des spectres squélettiques aériens: et épaves lumineuses d’autrefois ou bien des Lémours défiant le temps.

    La Lémourie

    La Lémourie – située quelque part dans le Moyen Pacifique – était de loin plus ancienne que l’Athlantide , elle possédait le temple consacré à la prunelle du Soleil.

    Le sommet detaché de la Piramide, ou bien la flèche de la vision solaire renfermait l’unité d’ombre; c’est-à-dire, son  point culminant, en faisant spontanément un détour s’abreuvait à cette source; le condor (être volatile sollaire) avait aspiré, au cours d’une migration, une nébulause provenant de l’abîme du néant et celle-ci devint partie intégrante de son cheminement aux plusieurs remous.

    Les habitants de la Lémourie étaient tellement plongés dans l’illusion simulacre de la prunelle du Soleil qu’ils ne s’aperçurent pas des circonstances mêmes de son apparition; et c’était la lie des âmes autodéstructives qui tend à précipiter et à faire engloutir par le fond de tous les désespoirs la flèche de cette âme de lumière universelle la première qui ait emergé.

    Le temple consacré à la prunelle du Soleil – planté au confluent des puissances souterraines, aussi bien que les habitants ressemblés tout autour, sombrèrent au-dessous du fond océanique recouvert d’algues. Ceux qui étaient trop exltés de la beauté ne rendaint pas compte de la nécessite de faire refroidir le disque solaire où s’inscrirèrent les contenus de prophéties concernant le globe de lumière nocturne, sis sur le socle central à l’intérieur du temple. Bien qu’il fût causer des incendies de forêts.

    Un certain nombre de survivants transportèrent le globe de cristal et son disque sur le continuent voisin d’où ceux-ci arrivèrent enfin sur l’Athlantide. C’est que seuls les habitants de l’Athlantide – bien que privés de l’idée sur le premier créateur, avaient construit de nombreux anneaux autour du terrain destiné au temple consacré au Soleil.

    Le globe ainsi transférée, émis enfin, par des rayons, son contenu – interprété par le disque – aux anneaux circonvoisins, dessina la constellation des taches solaires, correspondent tant au visage de la mère créatrice qu’aux points du mal dans la nature humaine.

    Cependant, les habitants de l’Athlantide n’ont pas su extraire de celte mosaïque inanimée le fil de lumière de la mère ancestrale filant après la mort ce que faisaient les Lemours – en plongeant dans la profondeur de sa vision d’un avenir lointain, c’est-à-dire en rendant l’avenir à la fois agissant dans le présent et en marquant un tournant à l’égard du passé.

    Étoile insulaire anonyme

    Les insulaires survivants fondèrent dans les lieux de leur débarquement – une île égéenne – une nouvelle Athlantide. Et comme la lumière de la constellation maternelle, céleste et océanique, n’illumina pas longtemps ce nouveau lieu d’habitation, – se limitant à abreuver juste les limbes de la petite fille d’Athlantide, – ils décidèrent à installer cette dernière au centre de leur nouveau temple: emplacement d’où les rayons du Soleil nocturne, en traversant son corps, agrandi par la projection, s’étendraient sur toute la cité. Mais, elle s’y opposa. C’est que de cette manière, la boussole de son corps astral perdrait le pouvoir magnétique, le seul à pouvoir indiquer le flux et le reflux de l’énergie obscure de la Mère, qui perdait connaissance sur son chemin circulaire d’excomuniée.

    Dans le limbe très perméable de la petite fille d’Athlantide, un fluide épais de l’époque d’avant la genèse, et s’y cristallisait en se transformant en l’éclairage de l’avenir post-apocalyptique. Mais, elle aurait mieux aimé être une girouette indiquant le mouvement des mauvais esprits de passage, que de s’asseoir au centre rayonnant du temple qui entravait la force d’éclairage de celle qui lui ait absolument inconnue: celle qui réarranger l’avenir de l’île après sa mort – de façon à ce que celle-ci ne soit pas fétichisée (comme cité de statues) et que cela ne mette pas fin au matriacat – dans l’espace majestueux entre le ciel et la mer.

    La petite fille d’Athlantide, étoile abattue, solitaire – symbole de l’étroitesse de tourbillonnement – était le dernier rejeton du château de Corail et à la fois souveraine du royaume des morts. En effet, la durée de la race des êtres intelligents sous-marins, qui aspirent à créer un édifice parfait – celui qui, à leur apogée, sont précipités dans un remous qui fait sombrer les bateaux, soit limité. Mais, en vue de le ressusciter, toutes les auters fées sacrifièrent leurs cheveux de corail, les branches d’étoiles,  cueillies avec joie: ce fut leur dernière tentative d’asservissement du ciel étoilé par un miroir ocellé du monde sous-marin. Car, il était impossible d’empêcher la coquille de la nuit de s’ouvrir au foudroyante nouvelle inattendue; il était impossible d’amener les perles à continuer de dormir dans  la sphère blanche stérile de la lumière, – qui refuse les marques de rougeoiement de l’aube qui imprégnaient régulièrement l’écume de la mer. Ce n’est qu’à la suite d’une telle clarification des sources immémoriales de toutes les voix – ce qui causait continullement des pas en avant à travers la zone d’indétermination crépusculaire de l’humanité – que la fille de la mère ancestrale décédée est associée aux Pléiades. Cette incertitude des communications dans le noir est transfigurée finalement en un espace de transparence voilée: spectacle de la millionième nuit crépusculaire!

    On lui dit:

    ‘‘Il n’y a pas d’autres moyens de te recenser comme résidante de cette cité insulaire, que sous la terme d’une unité endémique qui a germé au cœur de ce temple souterrain. Tu aurais dû occuper ta position au sommet-même de la hiérarchie, en remplaçant ta Mère qui a disparu et être l’égide du temple, défendant celui-ci contre scribe qui, sournois, enregistre nos prévisons. À présent, tu n’est qu’un zéro illimité, et si tu te mets en route, sans posseder le document nécessaire délivré par nous, et indiquant ton origine, tu seras livrée à toutes les vicissitudes. ’’

    Ayant appris qu’elle était à ce point privée de ses droits, il y eut dans les limbes de la petite fille de’Athlantide une rupture de l’être résonnant de sa mère – si bien que la fille fut précipitée dans un nouveau néant maternel (écume de crépuscule marin), perdit tout contact avec son passé sur la Terre (en particulier avec le nouveau temple insulaire). Ensuite, dans son état d’apesanteur, elle s’élança vers le ciel noir de l’avenir après avoir fait épanouir sa fleur bleue aquatique en une lampe éclairant la coupole nocturne, celle qui brille au-dessus de l’île, mais qui fait descendre aussi son pétiole (mêche) jusqu’à son temps présent – à travers l’ouverture au sommet de la pyramide spontanément érige du Soleil immobilisé. Et ce n’est que ce monde-là, ayant existé une fois dans le temps, qui fut extrait du temps en tant que monde modèle ou monde astral.

             La source d’inspiration de ces deux brève élégies furent les Tries élégiaques pour piano.

    Maïa de Lémourie – précipité par le trou des Temps

    Les images existant dans Son cerveau, non encore prêtes à se rendre indépendantes d’Elle et par la projection sur le Chaos subir des épreuves, émettaient avec un minimum d’énergie: une lumière violette bleuâtre, reflet de la Rêveuse elle-même – dont le front intelligent exhalait un baume par les fissures-dans-le-tissu de sa propre rêverie: unique moyen de survie de l’aristrocratie par esprit qui avait horreur de participer à l’accroissement de la lumière cannibalesque.

    La vision de Ses possibilités d’extension s’élargissait jusqu’au moment de Son réveil: jusqu’à la chute dans le monde souterrain de toute la construction frémissante de la conscience (qu’elle avait de sa propre vie): dans celui qui engloutir l’étoile bleue tirée par la flèche d’émerveillement de l’homme immémorial pour finir par le  transformer en lotus-sur-le-nénuphar de son propre marécage.

    Ce n’est que là – dans l’attente de la sombre égalité généralisée qu’Elle finit par défaire la texture rotative de ses propres images naviguant dans l’éther: par opérer la transfuguration des pétales à l’intérieur de sa propre coralle – ce qui fit que l’une de celle-ci dessina la flèchette indiquant la sortie définitive. C’est ainsi que ce calice trop abondant du sommet de Son Crâne révela finalement son point noir de l’évacuation un passage étroit pour le vozage en arrière, vers l’éther raréfré de sa propre racine aquatique (plongée dans l’eau).

    Car Elle, agrandie par le projection jusqu’à la hauteur de la tour de ses propres images, couronnée d’obscuration fut ramené (simultanément avec son effondrement terminé par l’atterrissement de la couronne) grandeur initiale. En même temps le contenu de la couronne (coupe d’ambrosie nocturne) commença à se dissiper à travers l’étendue de sa propre projection spontanée – cimetière d’images éidétiques (entrelacées sur les bords).

    C’est ainsi qu’Elle les gratifia d’une survie proliférée dans l’au-delà, indépendante de sa lumière  semblable aux grappes de stalagmites croissantes. Quant à elle-mêmeElle disparu dans le trou de leur essaimage, car ce sont celle-ci qui la conduisaient depuis le temps neutre du passé vers un avenir conquis par la lutte.

    Transpercement démoniaque de la sphéricité de l’île des bienheureux; un glissando, provenant d’une caverne sousmarine ayant été libéré et cela par le corail de l’Unicorne qui croîtent verticalement.

    Et enfin, déplacement de la tour d’observation sur le toit du monde.

    Tant le monde sait que dans les songes on ne voit jamais le soleil, bien que l’on ait souvent l’impression d’une lumière beaucoup plus intense. Les objets et les corps rayonnant d’eux-même. Je me retrouvai dans un petit parc où des tonnelles sur lesquelles grimpaient des grappes blanches et noires; au fur et à mesure que la dame qui me conduisait entrait sous ces voûtes décarées, l’ombre des tonnelles croisées changait, pour mon œil, de forme et robe.

    APENDICE

    1. Le Temps humain ou solaire – flèche de la prunelle solaire qui fait résonner la zone crépusculaire de l’humanité (vers l’occident) et détermine la voie de la Nouvelle Aube (celle d’en-deça et celle d’au-delà).

         Le Temps divin ou lunaire – intervalle entre les options elles-mêmes; lieu obscur d’attente du Jugement dernier. Flèche inversée de la décision solaire, la Lune décroissante: – retour dans la prunelle du panache septicolore de la flèche, ou bien, dans le creux mythique d’in/existence – qui émet alors le bleu lividende la blessure divine primordiale.

    1. La distrinction essentielle
    1. Les taches sur la face du Soleil sont un ensemble d’esprits de génies les plus sélectionnés: de ceux qui tirent leur origine de la transplantation spontanée des étoiles des Pléiades. Ce sont eux qui furent les premiers habitants de l’île des bienneureux, à l’époque où les humains n’existaient pas encore.
    2. Les tâches proportionnelles à celles du Soleil qui marquent certaines âmes terrestres et que seul l’être du Soleil peut voir, sont des signes de l’envie qu’inspirent la grandeur des Pléiades et le groupe d’esprits congénères.

    Catherine Ristitch Aglaé 

    Traduction: Zoritza Hadji-Vidoikovitch

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